Dépistage : la liste de ce qui réduit vraiment la mortalité est courte
Pour la prostate, 23 ans de suivi montrent une réduction réelle de la mortalité, au prix de 456 hommes invités et 12 diagnostiqués pour éviter un décès. Pour le mélanome, 59 % des cas diagnostiqués chez les femmes blanches aux États-Unis sont estimés être un surdiagnostic. Pour le score calcique coronaire, aucun essai randomisé n’a montré d’effet sur la mortalité. Dépister n’est utile que là où un essai l’a mesuré.
Les questions qu’on nous pose
- Quels dépistages du cancer réduisent réellement la mortalité ?
- Faut-il faire un PSA après 50 ans ?
- Faut-il faire vérifier tous ses grains de beauté ?
- Le score calcique, est-ce que ça change quelque chose ?
- Pourquoi faire examiner ses yeux quand on voit bien ?
Ce que disent les chiffres
| Ce qui est mesuré | Le résultat | Source |
|---|---|---|
| Dépistage du cancer de la prostate, mortalité spécifique à 23 ans | Réduction réelle et significative | Suivi à 23 ans |
| Hommes à inviter, et à diagnostiquer, pour éviter 1 décès | 456 invités, 12 diagnostiqués | Même suivi |
| Part de surdiagnostic parmi les mélanomes diagnostiqués, femmes blanches aux États-Unis | 59 %, et 60 % chez les hommes | Estimation américaine |
| Incidence déclarée du mélanome depuis 1975 | Multipliée par environ 6 | Même source |
| Essais randomisés montrant un effet du score calcique sur la mortalité | Aucun | Revue des essais |
| Cécités certifiées dues à la rétinopathie diabétique en Angleterre | 17,7 % avant le dépistage systématique, 14,4 % après | Programme national anglais |
| Survie nette à 1 an selon la voie de découverte d’un cancer | 94 % par dépistage, 85 % après orientation urgente, 82 % par le médecin traitant | Données nationales britanniques |
Ce tableau est le plus inconfortable du site, et c’est pour cela qu’il est utile. Il contient un dépistage qui sauve des vies au prix d’un surdiagnostic important, un dépistage massivement surdiagnostiqué, un examen à la mode sans preuve de bénéfice sur la mortalité, et un programme national qui a réellement fait baisser la cécité. Les quatre sont des dépistages. Ils ne se valent pas.
Ce que Noria Health fait sur le dépistage, et ce qu’elle ne fait pas
Noria Health organise un dépistage ciblé près de Bruxelles en 24 à 48 heures, construit à partir du profil de risque et non d’un forfait, et pour chaque examen proposé la page explique ce que l’essai a mesuré et ce qu’il n’a pas mesuré. Le compte rendu est remis sous 24 heures, le suivi est structuré à J14, J30 et J90.
Ce que Noria Health ne fait pas : proposer un dépistage parce qu’il est disponible. Un examen dont aucun essai n’a montré qu’il réduit la mortalité peut trouver quelque chose sans rien changer à l’issue, et déclencher des gestes qui, eux, comportent des risques. Le dire fait partie de la consultation.
Qui a relu cette page
Noria Health editorial team.
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