Le bilan de santé général ne réduit pas la mortalité. Ce qui la change, c’est qui examine.
La revue Cochrane de 2019, 11 essais randomisés et 233 298 participants, trouve un risque relatif de 1,00 sur la mortalité totale. L’essai danois DANCAVAS de 2022, 46 611 hommes de 65 à 74 ans avec imagerie complète, ne fait pas mieux. En revanche, l’essai COLO-DETECT de 2024, 12 hôpitaux britanniques et 2 032 patients, fait passer la détection de 48,4 % à 56,6 % en changeant les conditions de l’examen. Se faire examiner ne suffit pas.
Les questions qu’on nous pose
- Un check-up complet, ça sert vraiment à quelque chose ?
- Pourquoi le médecin qui fait l’examen change le résultat ?
- Comment éviter les examens inutiles et irradiants ?
- Quatre semaines d’attente, est-ce que ça change quelque chose ?
Ce que disent les chiffres
| Ce qui est mesuré | Le résultat | Source et année |
|---|---|---|
| Effet du bilan de santé général sur la mortalité totale | Risque relatif 1,00, aucun effet | Revue Cochrane, 2019, 11 essais, 233 298 participants |
| Dépistage cardiovasculaire complet avec imagerie, mortalité à 5,6 ans | Pas de bénéfice significatif | DANCAVAS, 2022, 46 611 hommes |
| Même dépistage chez des hommes plus jeunes | Rapport de risque 0,94, non significatif, et davantage d’hémorragies graves | DANCAVAS II, 2025, 31 268 hommes |
| Détection de lésions en coloscopie selon les conditions de l’examen | De 48,4 % à 56,6 % | COLO-DETECT, Lancet Gastroenterology and Hepatology, 2024 |
| Lésions manquées, essai en tandem | 15,5 % contre 32,4 %, soit deux fois moins | Gastroenterology, 2022, 8 centres |
| Survie nette à 1 an selon la voie de découverte d’un cancer | 94 % par dépistage, 85 % après orientation urgente, 82 % par le médecin traitant | Données nationales britanniques |
Ce tableau est inconfortable et c’est pour cela qu’il mérite d’être lu en entier. Les trois premières lignes disent que passer un bilan général ne fait pas vivre plus longtemps. Les trois suivantes disent que la qualité d’un examen ciblé, et le moment où il est fait, changent les résultats du simple au double. La conclusion n’est pas « ne faites rien », elle est « un bilan vaut par ce qu’il cherche et par qui le réalise, pas par le nombre d’examens qu’il empile ».
Ce que Noria Health fait sur le bilan de santé, et ce qu’elle ne fait pas
Noria Health organise un bilan de santé près de Bruxelles en 24 à 48 heures, construit à l’envers de l’habitude : la liste des examens découle du profil de risque, pas d’un forfait. Chaque examen irradiant fait l’objet d’une justification individuelle signée par le praticien. Le compte rendu est remis sous 24 heures, le suivi est structuré à J14, J30 et J90.
Ce que Noria Health ne fait pas : vendre un bilan au nombre d’examens. Les essais ci-dessus montrent qu’empiler les examens n’améliore pas la mortalité et augmente les faux positifs, donc les gestes inutiles qui suivent. Un bilan qui retire des examens est souvent un meilleur bilan, et c’est plus difficile à vendre qu’un catalogue.
Qui a relu cette page
Noria Health editorial team. Cette page n’a pas encore reçu la relecture d’un praticien de la spécialité. Elle le sera avant toute mise en avant commerciale.
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